Une filière agricole instrumentalisée

L’anti-spécisme est un anti-humanisme, la lutte contre la fourrure en est le front le plus avancé dans ce combat

Végans en tête, les militants anti-fourrure ont une approche pseudo-philosophique, avec un discours extrémiste : ils cherchent à dicter à la population comment s’habiller, mais aussi comment manger, comment se déplacer. Ils énoncent ce dont chacun désormais a besoin ou n’a pas besoin. Cet autoritarisme anti-spéciste est, viscéralement, un anti-humanisme.

Réunis au sein du Centre National d’Information sur la Fourrure, les membres de la Fédération française des métiers de la fourrure entendent défendre leurs positions humanistes vs. les animalistes radicalisés et autres éco-intégristes.

Pour nous, oui, la vie d’un homme a plus de valeur que la vie d’un animal et nous l’assumons.

Nous défendons les espèces, nous limitons la souffrance animale au maximum et travaillons à son bien-être, et nous défendons aussi le droit des femmes et des hommes à se vêtir librement et à utiliser les ressources naturelles tout en les respectant.

En effet, s’il est tout à fait légitime de chercher à limiter la souffrance animale, l’humanité, collectivement, est aussi pleinement fondée à choisir d’utiliser les ressources naturelles offertes par les règnes minéraux, végétaux ou animaux, pour autant bien sûr de ne pas épuiser lesdites ressources et de maximiser le bien-être animal.

Aller au-delà de cette règle basique et faire interdire l’usage de la viande, du cuir, de la fourrure c’est, en fait, intellectuellement, sortir de l’humanisme, c’est établir une équivalence absolue entre l’homme et l’animal et ce jusqu’au ver à soie.

Cette tentation est d’autant plus absurde que la nature elle-même est traversée d’une forme de violence ‘’normale’’ et inévitable. L’équilibre des écosystèmes repose sur le bon équilibre entre proies et prédateurs. Au nom de quoi les éco-intégristes voudraient-ils interdire aux femmes et aux hommes de se vêtir comme ils le souhaitent s’ils respectent la loi et les règles élémentaires de traçabilité et de respect des espèces, ainsi que les exigences d’absence de souffrance gratuite ? Les animalistes réussiront-ils aussi à empêcher les guépards de dévorer les antilopes ? Les renards de se nourrir de mulots ? Tout ceci est, fondamentalement, un enjeu de civilisation.

L’antispécisme est un anti-humanisme

Les moyens des opposants à la fourrure : à l’ère de la post-vérité, dictature de l’émotion, tyrannie de l’image, manipulation, malhonnêteté intellectuelle, intimidation et violence

Tout comme pour les images d’abattoirs, les associations animalistes radicalisées cherchent à disqualifier toute une filière en diffusant sur les réseaux sociaux une vidéo d’un établissement isolé dont les pratiques sont répréhensibles.

D’un cas isolé – aussi regrettable soit-il – elles tirent des généralités.

Plus grave encore, ces associations diffusent des images prises à l’autre bout de la planète et prétendent qu’elles proviennent de nos contrées. Sans que personne ne cherche à vérifier leurs accusations. Pourvu que les images et montages vidéo choquent, émeuvent ou attendrissent, tous les moyens sont bons pour susciter des dons.

Cette manipulation relève de la malhonnêteté intellectuelle et elle est d’autant plus malsaine qu’elle engendre une violence sur les réseaux sociaux digne des partisans des mouvements politiques les plus extrémistes.

Invectives, insultes, et intimidations…ceux qui laissent montrer leur goût pour la fourrure s’exposent à la violence inouïe des anti-fourrures.

Il est indigne et inacceptable de laisser jeter l’opprobre sur une entreprise, sur une profession et une filière au motif que leur activité déplaît à certains. Le maître fourreur, comme tout autre artisan, fait dignement et fièrement son travail, et il est libre d’exercer son métier dans le respect de la loi comme tout un chacun.

Certes, il n’y a pas de vidéos de militants anti-fourrure agressant des gens portant de la fourrure dans la rue, allant parfois jusqu’à leur arracher des poils de fourrure de leur vêtement, ou le vêtement en entier. Mais les témoignages abondent et le Centre National d’Information sur la Fourrure crée une hotline pour recueillir les témoignages des victimes de ce harcèlement.

Vers la fin de toute exploitation animale ?

Les femmes, premières victimes des anti-fourrures

Pour les animalistes, la liberté de se vêtir n’est pas une conquête fondamentale du droit des femmes. Selon eux, les droits des animaux priment sur les droits des êtres humains.

Les femmes se sont battues pour pouvoir s’habiller comme elles le souhaitent, sans dictature de la mode ou d’un quelconque ordre moral. Leur dire, sur le registre de l’injonction et souvent de la violence, ce qu’elles doivent porter ou non relève d’une intrusion menaçante dans l’exercice du libre-arbitre des citoyens et des femmes en particulier.

A l’instar des militants du régime végan qui veulent imposer leur vision du monde, il est étonnant que ces nouveaux interdits vestimentaires édictés par des activistes animalistes suscitent si peu d’émotion.

La négation de ces droits en 2018 relève tout simplement de l’autoritarisme liberticide. L’anti-spécisme n’est pas une mode : c’est une pensée radicale constituant, fondamentalement, une idéologie extrémiste.

Qu’est-ce que l'anti-spécisme ?

Les animalistes ont créé une catégorie, le ‘’spécisme’’, qui se veut un équivalent du racisme ou du sexisme. C’est un total détournement de langage, ce que l’on appelle un sophisme, qu’il faut démonter.

L’imposture des animalistes est la suivante : le racisme est une idéologie qui introduit la notion de races et établit une hiérarchie entre elles, et elle est condamnable. Le sexisme est une idéologie qui établit une hiérarchie entre les sexes, et elle est condamnable. Le spécisme serait alors une idéologie qui établit une hiérarchie entre l’espère humaine et les espèces animales, et elle serait condamnable. Et les ‘’anti-spécistes’’ seraient l’équivalent des anti-racistes ou des anti-sexistes.

Mais cette ressemblance des mots ne justifie pas une équivalence des idées ! Toute hiérarchie entre des valeurs ou des êtres n’est pas équivalente au racisme ou au sexisme ! Cela revient donc à nier la spécificité de l’être humain.

Les ‘’anti-spécistes’’ autoproclamés sont en fait des ‘’animalistes radicalisés’’. Le combat n’est pas entre spécistes et anti-spécistes. Il est entre animalistes et humanistes.

Nous avons fait notre choix.

à suivre

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