PROJET D’INTERDICTION DES ELEVAGES DE VISONS : L’ASSEMBLEE ET LA MAJORITE PASSENT OUTRE LE DROIT A LA PUBLICITE DES DEBATS PARLEMENTAIRES. LA FILIERE APPELLE LES DEPUTES A RECLAMER UN DEBAT PUBLIC.

Convoquée par la députée rapporteur sur l’article de la proposition de loi contre les élevages de visons, la filière des professionnels n’aura pas le droit à un débat public et contradictoire malgré ses demandes.

Les députés de l’Assemblée nationale examineront en commission le 20 janvier prochain la proposition de loi contre la maltraitance animale dans laquelle un article sur l’interdiction des élevages de visons a été glissé. Pour conduire les travaux préparatoires, la députée rapporteur sur ledit article entendra ce vendredi la filière des professionnels de la fourrure ainsi que l’association animaliste One Voice.

Cependant, aucun document préparatoire n’a été demandé, ni motivation de la demande d’interdiction qui pourrait produire un débat. Par ailleurs, la fédération des professionnels de la fourrure a demandé à ce que le l’audition soit publique sinon au moins diffusée en direct, ce qui a été refusé.

La fédération rappelle également qu’aucun des députés à l’initiative de la PPL n’a visité un élevage de visons ni souhaité rencontrer la filière au préalable.

Pour le porte-parole du secteur de la fourrure en France, Pierre-Philippe Frieh, cette procédure dénie le droit des citoyens à accéder aux débats parlementaires et révèle la fragilité de l’argumentation anti fourrure :
« Comme pour la proposition de Cédric Villani, aucun compte-rendu ne sera publié, tout ce que nous dirons et répondrons pendant l’audition ira aux oubliettes. C’est insensé, toute une filière avec ses emplois est menacée et on va nous accorder une heure à huis clos sans que personne ne connaisse nos arguments ?
Nous n’avons pas eu d’échanges techniques avec le cabinet de Barbara Pompili non plus, seulement une remise de documents qui n’ont visiblement pas été lus et un coup de téléphone la veille de ses annonces : la majorité et le gouvernement ont-ils peur du débat scientifique ? »

Les professionnels de la fourrure appellent les députés, quelle que soit leur position sur les revendications animalistes concernant la fourrure, à réclamer un débat public et contradictoire afin de répondre à toutes les accusations mensongères dont ils font l’objet.

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